En effet, nous pourrions nous poser la question, suite à la réunion houleuse qui s’est déroulée en mairie en
présence des 3 fleuristes de Leers, le Maire, son adjointe au commerce Mme Vandewaelle, M. Lespagnol DGA et le Président de l’association des commerçants de Leers.
De source sûre, nous avons appris que ladite réunion de mardi dernier qui avait pour thème :« Comment
enrayer la vente sauvage de muguet lors du 1er mai afin d’endiguer la concurrence déloyale face aux fleuristes leersois, dont c’est le métier »
Normalement, le jour du 1er mai, il est autorisé de vendre du muguet non emballé provenant de la
cueillette. Il faut rappeler que cette année, Leers a vu la profusion de « fleuristes amateurs » en tous genres dans chaque quartier de la Ville. Les fleuristes ont donc demandé au
Maire d’intervenir et de faire respecter son arrêté en la matière. N’ayant pas d’ASVP (Agent de sécurité de la voie publique) de service ce jour-là, il a été obligé d’intervenir…seul face aux
« vendeurs » récalcitrants.
Cette réunion avait donc pour but de faire le point sur cette journée et d’essayer de trouver une solution pour
les années à venir.
En fait de muguet, il n’en fût pratiquement pas question lors de ce vif échange. La « fleur du
bonheur » s’est vite transformée en « fleur du malheur » pour chacun des fleuristes…Explications :
La réunion a été programmée à 19H par le maire et son équipe. Or, nous savons tous qu’un commerce ne ferme pas
vraiment ses portes à 19H à Leers…C’est donc normal que lesdits commerçants soient arrivés avec un retard accusant 20 mn à 45 mn… En fait, c’est la dernière arrivée, Caroline Gosset du
« Cadeau fleuri » rue Victor Hugo qui s’est pris les « foudres » du maire, profitant de l’occasion critiquer les compositions florales de Mme GOSSET devant ses collègues
concurrents et amis fleuristes jusqu’à dire que celles-ci étaient souvent livrées fanées…jusqu’à dire que la mairie devait souvent les remplacer par d’autres…achetées ailleurs. « Le
ciel » lui est littéralement tombé sur la tête !
Si le maire avait de tant de reproches à faire, pourquoi attendre toutes ces années pour le dire ?
Pourquoi continuer à travailler avec cette commerçante ?
Pourquoi faire ce « lynchage commercial » en public ? Pourquoi ne pas rencontrer la
personne en question ? Est-ce le rôle d’un rôle d’un maire de s’immiscer dans le travail administratif du personnel municipal ? On ne peut pas dire que le tact et la décence étaient de
mise lors de cette réunion qui était réservée au problème du 1er mai…
Pire, le maire a été beaucoup plus loin dans sa « démarche calculée » en demandant à chaque fleuriste
de préparer une composition « bulle » de 36 €. Ces 3 bouquets étaient exposées sur une table pour montrer aux fleuristes les éventuelles différences. Est-ce décent de la part d’un
maire de mettre en difficulté chaque protagoniste ? Le maire ne doit-il pas plutôt défendre son commerce local ? Devant ce « pugilat public », la commerçante mise en cause a,
dés le lendemain, rendu au maire les bons de commande municipaux (fête des mères,…) quitte à perdre de l’argent… Cette personne a une fierté et un code de conduite qu’on ne peut que respecter et
ne souhaite ne plus travailler avec la mairie, du moins dans l’immédiat. Heureusement que Mme GOSSET n’attend pas après la mairie pour faire tourner son commerce local depuis des années. Nous
n’avons que des échos positifs de la part des nombreux clients leersois ou extérieurs fréquentant cette boutique.
A quand une comparaison des « steacks hachés » ou « saucissons » des boucheries ou encore
des « navettes » ou « coquilles » des boulangeries…leersoises ?
Encore une erreur de la part du maire et de son équipe dans la stratégie de prospérité et de défense du
commerce local…
Des excuses de la part du maire seraient peut-être les bienvenues…
Comme quoi, le tact et le savoir-faire ne s’apprennent peut-être pas, même après 47 ans de mandat
municipal…
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