Budget 2011 : une réduction « historique » du déficit et
30.000 postes supprimés dans la FPE
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D.R.
Le déficit public de la France (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale) devrait atteindre 7,7% du produit intérieur
brut (PIB) à la fin de l'année, selon ce projet de loi de finances présenté en conseil des ministres. Le projet de loi de Finances prévoit de réduire les effectifs de 31.638 en 2011 (pour
62.000 départs à la retraite).
Le gouvernement français a présenté le 29 septembre 2010 un
projet de budget pour 2011, marqué par des coupes drastiques des dépenses publiques et un « coup de rabot » aux niches fiscales, pour aboutir à une réduction qualifiée
d’ »historique » du déficit.
Le déficit public de la France (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale) devrait atteindre 7,7% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l’année, selon
ce projet de loi de finances présenté en conseil des ministres.
Il s’agit d’un niveau record, après 7,5% l’an dernier, même s’il s’avère moins important que les premières prévisions (8,2%).
Sous pression de Bruxelles et des marchés financiers, le gouvernement s’est fixé comme objectif de le ramener à 6% en 2011, notamment grâce à une « réduction
historique » du seul déficit du budget de l’Etat.
Celui-ci passera de 152 milliards d’euros cette année à 92 milliards l’an prochain, essentiellement grâce à la fin de mesures prises dans le cadre du plan de
relance et du grand emprunt.
Le déficit public doit ensuite tomber à 4,6% en 2012 et à 3%, limite autorisée par les traités européens, en 2013, puis à 2% en 2014.
La dette publique continuera d’exploser jusqu’en 2012. Après le record de 82,9% du PIB cette année, elle atteindra 86,2% en 2011 et 87,4% en 2012. Le reflux
devrait commencer en 2013 et 2014, mais à un niveau bien au-delà du plafond de 60% fixé par les traités européens.
Moins 31.638 postes de fonctionnaires
Le gouvernement poursuit la baisse des effectifs de l’Etat, avec la suppression prévue de 31.638 postes de fonctionnaires en 2011, notamment dans l’Education
nationale et la Défense, le ministère de la Justice et Matignon étant les seuls à voir leurs effectifs augmenter.
Même si le nombre de postes supprimés, en équivalents temps pleins (ETP), est légèrement inférieur à celui de 2010 (-33.749), le projet de loi de Finances pour
2011 continue de réduire le nombre de fonctionnaires d’Etat via le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Après 100.000 postes supprimés entre 2007 et 2010, le projet de loi de Finances présenté le 28 septembre 2010 en Conseil des ministres prévoit ainsi de réduire
les effectifs de 31.638 en 2011 (pour 62.000 départs à la retraite), pour atteindre sur trois ans (entre 2011 et 2013) plus de 97.000 suppressions (avec -33.000 suppressions de postes
programmées en 2012 et -33.100 en 2013).
La Fonction publique compte près de 2,3 millions de fonctionnaires d’Etat (en ETP), selon le rapport annuel 2009-2010, portant sur des chiffres au 31 décembre
2008.
Fonctionnaires de la PFT et FPH pas concernés par Le projet de loi de finances
Elle compte également 1,8 million d’agents dans la Fonction publique territoriale et environ un million dans l’hospitalière, mais les réductions d’effectifs du
projet de loi de Finances ne les concernent pas.
Le ministère de l’Education nationale est, comme chaque année, le ministère le plus touché, avec 16.000 suppressions de postes, comme en 2010.
Juste derrière arrive le ministère de la Défense, qui perdra 8.250 postes, comme en 2010 aussi, et le ministère du Budget et des Comptes publics, amputé de 3.127
postes (contre 3.020 en 2010).
Sont également concernés les ministères de l’Intérieur (-1.595), de l’Ecologie (-1.287), de l’Agriculture (-650) et du Travail (-443), devant ceux de l’Economie
(-273), des Affaires étrangères (-160) et de la Culture (-93).
A l’inverse, le ministère de la Justice verra ses effectifs augmenter de 400 postes, et les services du Premier ministre de 55 postes.
Enfin, sont épargnés le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de l’Immigration et de l’Intégration, qui ne perdent aucun poste, tout comme celui de
l’Aménagement du territoire (-1).
Le projet de loi rappelle que 50% des économies réalisées par ce non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite retournera aux fonctionnaires,
pour un montant de 405 millions d’euros en 2011, sous la forme de mesures catégorielles...
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